Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Darren Aronofsky’

Après la polémique autour du Lion d’Or 2010 remis par le président Quentin Tarentino à son ex-compagne Sofia Coppola pour Somewhere, c’est Darren Aronofsky, réalisateur de Black Swan et lui-même primé du Lion d’or en 2008 pour The Wrestler, qui présidera le Jury de la 68ème édition, du 31 août au 10 septembre 2011.

La Mostra internazionale d’arte cinematografica di Venezia (Festival international d’art cinématographique de Venise) qui se déroule chaque année dans la cité lagunaire, dans l’historique Palais du cinéma, est le plus ancien festival cinématographique au monde – la première édition s’étant tenue en 1932. Et depuis 2006, la manifestation s’inscrit dans le cadre de l’organisation plus vaste de la Biennale de Venise, festival culturel d’art contemporain dont elle constitue la section « cinéma ».
Mais sa respectabilité, et par là-même sa pertinence, ont été plusieurs fois remis en cause ces dernières années. Avant Tarantino, c’est le documentaire controversé Baaria, signée Giuseppe Tornatore et financée par Silvio Berlusconi sur l’histoire de la Sicile, qui a entrainé une levée de boucliers en 2009.
Espérons que le jury réuni autour de M. Aronovsky saura calmer les esprits et créer le consensus. Ainsi, André Téchiné, le réalisateur des Roseaux sauvages, Rendez-vous et des Témoins seront de la partie, aux côtés du cinéaste américain Todd Haynes (Loin du paradis, I’m not there) et de l’ex-leader des Talking Heads, groupe de rock américain, David Byrne (??). L’artiste et réalisatrice finlandaise Eija-Liisa Ahtila, le réalisateur italien Mario Martone et l’actrice italienne Alba Rohrwacher complèteront le jury.
Pour rappel, Al Pacino et Marco Bellocchio seront honorés et présenteront chacun un film hors compétition. Al Pacino recevra le Prix Jaeger-Le Coultre « Glory to the Filmmaker », distinction qui honore depuis six ans un réalisateur ou une réalisatrice qui a su marquer le cinéma contemporain, même si cette facette de son talent est loin d’être la plus valorisée… (tout ça pour se faire remettre une montre à cinq zéros…). Et Marco Bellochio – Les Poings dans les poches (1965), Au nom du père (1971), Le Diable au corps (1986), Vincere (2009) – recevra un mérité Lion d’Or pour l’ensemble de son œuvre.

La liste des vingt et un films en compétition (et hors compétition) est désormais connue depuis le 28 juillet. Le Festival commencera par le film de et avec Georges Clooney, The ides of March (Les marches du pouvoir), avec une belle brochette d’acteurs : Ryan Gosling, Evan Rachel Wood, Marisa Tomei, Paul Giamatti et Philip Seymour Hoffman.


Tout comme le dernier Cronenberg tant attendu à Cannes, A Dangerous Method, sur Freud et Jung, avec Viggo Mortensen, Michael Fassbender (également à l’affiche de Shame de Mc Queen) et Keira Knightley.


Polanski, toujours assigné à résidence en Suisse (ce qui semble plutôt lui réussir artistiquement parlant),
suivra de loin le sort réservé à son nouvel opus Carnage avec Jodie Foster, Kate Winslet, Christoph Waltz et Matt Dillon. Il semble ainsi que les grands réalisateurs en course tablent sur des casting particulièrement costauds, s’échangeant allègrement les artistes.
On pourra également compter sur Abel Ferrara, avec son acteur fétiche Wiliam Dafoe (4:44 Last Day on Earth) et le Britannique Steve Mac Queen (rien de plus opposé physiquement et mentalement que les deux homonymes), très remarqué avec son premier long métrage, Hunger en 2008.
Les films italiens en compétition sont au nombre de trois : Terraferma de Emanuele Crialese (tourné en Sicile dans un village de pêcheurs), Quanto la notte de Christina Comencini et L’Ultimo Terrestre de Gian Alfonso Pacinotti, auteur de bandes-dessinées.
Pour les français, la représentation est succincte, même si de bonne qualité. Après Persepolis, Prix du jury à Cannes en 2007, Marjane Satrapi sera présente avec Poulet aux prunes, tirée d’une autre de ses bandes-dessinées, avec notamment Mathieu Amalric et Maria de Medeiros. Philippe Garel, déjà récompensé en 2005 d’un Lion d’argent du meilleur réalisateur pour Les amants réguliers, présentera Un été brulant, avec Monica Bellucci, dans la peau d’une actrice italienne (ah oui ?) qui brisera le cœur de Louis Garrel.
Pour la large sélection asiatique, j’avoue là ma crasse inculture, alors que, depuis 2004, le nouveau directeur Marco Müller, grand amateur et connaisseur du cinéma asiatique, lui a permis d’acquérir une plus grande visibilité au sein du festival.

En compétition (le programme complet) :
The Ides of March de George Clooney (Etats-Unis) – Film d’ouverture
– La Taupe de Tomas Alfredson (Grande-Bretagne, Allemagne)
Wuthering Heights d’Andrea Arnold (Grande-Bretagne)
The Fields d’Ami Canaan Mann (Etats-Unis)
Quando La Notte de Cristina Comencini (Italie)
Terraferma d’Emanuele Crialese (Italie/France)
– A Dangerous Method de David Cronenberg (Allemagne/Canada)
– 4:44 Last Day on Earth d’Abel Ferrara (Etats-Unis)
Killer Joe de William Friedkin (Etats-Unis)
Un été Brûlant de Philippe Garrel (France/Italie/Suisse)
– A Simple Life (Taojie) de Ann Hui (Chine/Hong Kong)
The Exchange (Hahithalfut) de Eran Kolirin (Israël)
Alps (Alpeis),Yorgos Lanthimos (Grèce)
Shame de Steve Mc Queen (Etats-Unis)
L’Ultimo Terrestre de Gian Alfonso Pacinotti (GIPI) (Italie) (premier film)
Carnage de Roman Polanski (France/All/Esp/Pologne)
Poulet Aux Prunes de Marjane Satrapi and Vincent Paronnaud (France/Belg/Allemagne)
Faust d’Alexander Sokourov (Russie)
Dark Horse de Todd Solondz (Etats-Unis)
Himizu de Sion Sono (Japon)
Seediq Bale de Wei Te-sheng (Taïwan/Chine)

La vaste sélection hors-compétition aura aussi son cortège de stars : Al Pacino donc pour présenter Wilde Salome, Madonna pour son film W.E. inspiré de la relation entre le roi Edouard VII et Wallis Simpson, qu’on espère plus inspirée qu’avec Obscénité et vertu (Filth and Wisdom), présenté en 2008 à Berlin, ou Steven Soderbergh pour Contagion avec (encore) Matt Damon, Kate Winslet, Marion Cotillard, Jude Law et Gwyneth Paltrow.
Ont aussi été sélectionnés hors compétition des films de cinéastes francophones : Philippe Faucon présentera Désintégration, Claude Nuridsany et Marie Perennou (les auteurs de Microcosmos), La clé des champs et Chantal Akerman, La Folie Almayer.

Hors compétition :
Vivan las Antipodas ! de Victor Kossakovsky (All/Arg/Hol/Chili/Russie) (doc)
Damsels In Distress, de Whit Stillman (Etats-Unis)
La Folie Almayer, de Chantal Akerman (Belg/France)
The Sorcerer And The White Snake (Baish Echuanshuo), de Tony Ching Siu-Tung (Chine/Hong Kong)
Giochi D’estate, de Rolando Colla (Suisse/Italie)
La Désintegration, de Philippe Fauchon (Belg)
The Moth Diaries, de Mary Harron (Canada/Irl)
Alois Nebel, de Tomas Lunak ( Republique Tchèque/Germany)
 (premier film)
W.E., de Madonna (Grande-Bretagne)
Eva, de Kike Maillo (Grande-Bretagne) (premier film)
Scossa, de Francesco Maselli, Carlo Lizzani, Ugo Gregoretti, Nino Russo (Italie)
La Clé des Champs, de Claude Nuridsany, Marie Perennou (France)
Il Villaggio Di Cartone, de Ermanno Olmi (Italie)
Wilde Salome, d’Al Pacino (Etats-Unis)
Tormented, de Takashi Shimizu (Japan)
Contagion, de Steven Soderbergh (Etats-Unis)
Marco Bellocchio,Venezia 2011, de Pietro Marcello (Italie) (doc, court)
La Meditazione Di Hayez, de Mario Martone (Italie) (court)
Tahrir 2011, de Tamer Ezzat, Ahmad Abdalla, Ayten Amin, Amr Salama (Egypte) (doc)
The End et Vanguard, du Collectif Abounaddara (Syrie)
Evolution (Megaplex) (3D) de Marco Brambilla (Etats-Unis)

Blogs à suivre :
Destination Venise : Le Blog de Venise vous tient informés des évènements dans le domaine de l’Art (Biennale, expositions, concerts, Mostra du Cinéma,…), de la vie quotidienne à Venise, ses artisans, ses boutiques, ses restaurants et bars, et aussi ses innombrables fêtes (le Carnaval, la Regata Storica, le Rendentore, le Marathon de Venise,…). Ce blog vous donne aussi des conseils en matière d’hébergement (location d’appartements, B&B,…).
– L’infatigable : In the mood for cinema

Publicités

Read Full Post »

Le 14 décembre dernier, la Hollywood Foreign Press Association a dévoilé la liste des nominés de la 68ème cérémonie des Golden Globes, qui aura lieu le 16 janvier prochain, mais ne sera malheureusement retransmise en direct en France que sur CINECINEMA.

Depuis 1944, les membres de l’association récompensent à la fois les meilleures productions cinématographiques et télévisuelles de l’année. Ces trophées, qui balayent le panorama de toute une année de petit et de grand écran aux États-Unis et ainsi dicte au monde les grandes lignes de ses prochains succès (une partie des films ne sont pas encore sortis à l’étranger), sont souvent considérés comme l’antichambre des Oscars, prévus un mois plus tard (le 27 février 2011).

  • carlos-assayas.jpgDes français remarqués :

1/ La mini-série Carlos d’Olivier Assayas diffusée en début d’année sur Canal +, dont l’acteur vénézuélien Edgar Ramirez, qui incarne le terroriste, concourt pour la statuette du meilleur acteur de téléfilm.
2/ L’illusionniste adapté par Sylvain Chomet, le papa des Triplettes de Belleville sur un scénario de Jacques Tati ; un vrai film d’animation en 2D, face aux géants Disney (Raiponce), Pixar (Toy Story 3) et Dreamworks (Dragon). A noter que Moi, moche et méchant est en partie français : toute l’animation ayant été assurée par un studio français (mais produit par Universal). Les producteurs français ont ainsi obtenu cette année, pour la première fois, la création d’une catégorie « meilleur César de l’animation ».
3/ Le concert, dans la catégorie « Meilleur film en langue étrangère », comédie du réalisateur d’origine roumaine Radu Mihaileanu, un des succès de l’année avec près de deux millions de spectateurs en France, et qui sera notamment opposé à Amore, dont je vous avais déjà parlé dans La bobine rose. Mais pour les Oscars, la France a préféré soumettre (et je les comprends) à l’Académie américaine du cinéma la candidature de Des hommes et des dieux.

  • le-discours-dun-roi.jpgLa surprise :

C’est un film britannique qui récupère sept nominations, le record de cette édition 2011 : Le discours d’un roi, qui retrace la lutte que mena George VI, le père d’Elizabeth II, pour surmonter son bégaiement, est interprété par Colin Firth, très en forme ces dernières années (Coupe Volpi du Meilleur acteur à la Mostra de Venise pour A Single Man en 2009).
Il est suivi de près par The Fighter, un énième biopic (based on a true story !) sur l’ascension du boxeur Micky Ward (ne m’en demandez pas plus…) avec Mark Wahlberg (sortie en France le 9 mars 2011) et The Social Network, mon film de l’année, avec six et quatre nominations.  Viennent ensuite Black Swan, de Darren Aronofsky, où la charming Nathalie Portman donne la réplique à notre Vincent Cassel national (sortie en France le 9 février 2011), l’incontournable Inception et Tout va bien, the kids are all right.

  • tourist.jpgLa déception : Descendu par les critiques, The Tourist, le remake américain de Anthony Zimmer, avec Johnny Depp et Angelina Jolie, a créé la surprise en décrochant côté comédie trois nominations : meilleur film, meilleur acteur et actrice. Comme quoi, il y a vraiment des lèche-bottes.
  • tout-va-bien-the-kids-are-all-right_affiche.jpgLa bonne surprise : Tout va bien, the kids are all right, une jolie comédie sur l’homoparentalité, avec Julianne Moore et Annette Bening en lesbiennes jouissives, un de mes films fétiches de l’année 2010.
 
  • glee.jpgLe succès : Glee, la série musicale détient le record de nominations, avec cinq prix potentiels : meilleure comédie, meilleur acteur et actrice, meilleur second rôle féminin et masculin. Du côté des séries dramatiques, les confirmés Dexter (saison 5 en cours), The Good Wife et Mad Men (saison 3 et 4 en cours) mènent la danse avec trois sélections chacun.

Retrouver la liste complète des nominés sur TVMag.fr.

Read Full Post »