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Posts Tagged ‘Festival de Cannes’

Alors que Cannes battait son plein, pendant ces derniers quinze jours je n’ai jamais autant été déconnectée du cinéma. Heureusement que j’ai pu compter sur plusieurs collaboratrices (Rose, BritBrit…) pour vous faire partager de la magie du Festival et du cinéma dans sa globalité. Pour ma part, je suis finalement ravie d’avoir pu éviter les mycoses des pieds sur la plage du Martinez (et encore, on raconte que les matelas du Majestic sont bourrés de punaises) et le fastidieux exercice de la Montée des marches avec des talons de 14 cm.

Pour les retardataires, nous allons néanmoins dépiauter ensemble le palmarès du 64ème festival de Cannes, dont la cérémonie de clôture a été présentée par la toujours fatigante Mélanie Laurent (on m’a pourtant dit qu’il ne fallait pas tirer sur l’ambulance…) :

  • Palme d’Or : «The Tree of Life» de Terrence Malick (USA), avec Brad Pitt et Sean Penn, qui repart bredouille malgré les pronostics flatteurs, sur les écrans depuis le 17 mai. Le film semble avoir moins impressionné que prévu, mais a le mérite de faire consensus face aux tumultes du Festival, donc les provocations de l’acteur Samy Naceri, deux fois interpellé durant le Festival.
  • Grand prix du jury : C’est le deuxième prix le plus prestigieux. Il récompense le film qui manifeste le plus d’originalité ou d’esprit de recherche. Il a été remis ex-æquo à «Il était une fois en Anatolie» (« Bir Zamanla Anadolu’da ») de Nuri Bilge Ceylan (Turquie), le plus long film de la compétition (2H37) et dont la date de sortie est pour l’instant inconnue, et «Le Gamin au vélo» des frères Dardenne (Belgique), avec Cécile de France, que vous pouvez retrouver au cinéma depuis le 18 mai.
  • Prix du meilleur acteur : Jean Dujardin pour «The Artist» (France) de Michel Hazanavicius. Un film entièrement en noir et blanc et muet, dont la sortie est prévue pour le 19 octobre 2011.
  • – Prix de la meilleure mise en scène : Nicolas Winding Refn pour «Drive» (USA), avec Ryan Gosling, beau gosse prometteur dont je vous parlerai bientôt, sortie prévue le 5 octobre 2011.
  • Prix du scénario : Joseph Cedar pour «Footnote» (Israël), dont la sortie est prévue le 2 juin 2011.
  • Prix du jury : c’est un prix facultatif décerné à un film particulièrement apprécié par le jury. Il a généralement valeur d’encouragement pour un jeune cinéaste chez qui l’on décèle un réel talent de mise en scène à développer et à approfondir. Il peut être également attribué à un technicien voire à un acteur dont le travail est jugé remarquable (comme en 2001 et en 2004). : «Polisse» de Maïwenn (France), avec une pléthore d’acteurs et actrices français de première ordre : Karin Viard, Marina Foïs, Nicolas Duvauchelle, Karole Rocher, et… Joey Starr, déjà présent dans le précédent film de la réalisatrice , « Le bal des actrices » (quelqu’un peut me dire s’ils couchent ensemble ???). Sa sortie est prévue pour le 19 octobre 2011.
  • Caméra d’or : elle récompense un premier film présenté dans l’une des sélections cannoises (Sélection officielle, Quinzaine des Réalisateurs ou Semaine Internationale de la Critique) et dont les qualités paraissent de nature à encourager son réalisateur à entreprendre un deuxième film : «Las Acacias» de Pablio Giorgelli (Argentine), présenté à la Semaine de la Critique et dont la sortie est là aussi inconnue.
  • Palme d’Or du court-métrage : «Cross Country» de Maryna Vroda (Ukraine) ; Mention spéciale : «Badpakje» (”Maillot de bain 46″) de Wannes Destoop (Belgique)

Pour clore cet article, je tiens aussi à partager quelques informations sur la place des femmes à Cannes, symptomatique de la place des femmes dans le cinéma et la société ?

– Ce n’est qu’en 1993 qu’une femme obtient la Palme d’or, en la personne de Jane Campion (Nouvelle Zélande) avec « La Leçon de piano», une Palme qu’elle doit d’ailleurs partager avec Chen Kaige pour « Adieu ma concubine » (Chine).

– Peu de femmes ont occupé la fonction de présidente du jury. Sur soixante-quatre éditions, seules neuf d’entre elles (dont cinq françaises) ont eu cette chance:

  • L’actrice américaine Olivia de Havilland (1965), aujourd’hui seule survivante avec sa sœur Joan Fontaine, de l’âge d’or hollywoodien depuis le décès d’Elizabeth Taylor
  • l’actrice italienne Sophia Loren (1966)
  • l’actrice française Michèle Morgan (1971)
  • l’actrice suédoise Ingrid Bergman (1973)
  • l’actrice française Jeanne Moreau, qui fut néanmoins deux fois présidente, à vingt ans d’écart, en 1975 et en 1995, privilège jamais accordé à un homme…
  • l’auteure française Françoise Sagan (1979), dont sept mois plus tard, elle dénonce le fonctionnement dans « Le Matin de Paris » (quotidien français aujourd’hui disparu)
  • l’actrice française Isabelle Adjani (1997), dont la relation à Cannes n’a jamais été de tout repos (en 1983, elle est boudée par les photographes lors de la présentation de «L’été meurtrier » de Jean Becker). Elle soumit ses collègues à une discipline de fer tant sur le plan alimentaire ( !) qu’au niveau des horaires de projection. En conséquence, elle déclencha une fronde au sein de son jury et ne su affirmer son choix pour la Palme lors de la décision finale http://morganea.free.fr/Interviews/Elleint.html (elle revint ex-aequo à « L’anguille » de- Shohei Imamura et « Le goût de la Cerise » de Abbas Kiarostami)
  • l’actrice et réalisatrice norvégienne, Liv Ullmann (2001)
  • l’actrice française Isabelle Huppert (2009)

Catherine Deneuve, qui n’a jamais accepté la présidence du jury, fut vice-présidente en 1994.

Et si les femmes n’ont joué qu’un succédané de pouvoir au sein du festival, elles ont néanmoins été au centre des attentions les plus diverses :

  • 1954 : Simone Silva, la starlette aux seins nus
    « Petite » actrice franco-egyptienne, en 1951 elle dégrafe son soutien-gorge, sous l’insistance du photographe et aidée par l’alcool, sous le regard amusé de Robert Mitchum. Elle n’a alors pas conscience que ce cliché va choquer l’Amérique puritaine et mettre ainsi un terme à sa carrière à peine naissante. Elle tombe dans la dépression et se suicide en 1957 en Angleterre.
  • 1978 : Ariane Mnouchkine sous les sifflets
    Lorsqu’elle présente son film « Molière » en 1978, elle doit supporter les sifflets et même les jets de tomates d’un public visiblement peu sensible à la mise en scène de cette fresque historique d’une durée de quatre heures.
  • 1999 et 2005 : Sophie Marceau se fait tirer les bretelles
    En 1999, Sophie Marceau a la lourde tâche de remettre la Palme d’Or. Son discours sans queue ni tête provoque les hués du public. Elle expliquera plus tard qu’elle avait mal supporté le « choc culturel » entre les paillettes de Cannes et sa visite dans un hôpital pour enfants handicapés l’après-midi même.
    En 2005, l’actrice provoque un nouveau scandale mais nettement plus glamour cette fois-ci. Vêtue d’une robe visiblement trop lâche, sa bretelle glisse et laisse échapper un sein.

C’est d’ailleurs sous l’image légère et frivole de ce sein victorieux d’une quadra bien dans sa peau que je clôture à mon tour la saison 2011 de Cannes et cet interminable article, dont j’espère néanmoins que les nombreuses anecdotes vous auront donner envie d’aller fouiner un peu plus dans les coulisses du plus grand festival de cinéma du monde.

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Être à la tête de sa propre rubrique, c’est une véritable insulte à la démocratie. On sent inconsciemment poindre des velléités de caprices. C’est que le pouvoir, comme vous pourrez le voir avec La Conquête de Xavier Durringer, sur l’ascension du président français en exercice, monte facilement à la tête.

festival-de-cannes-2011.jpgAlors que la première montée des marches et la cérémonie d’ouverture ont, comme à leur habitude,* du être torrides, je rêve que Jude Law emballe une Mélanie Laurent qui en oublie sa petite culotte et son discours d’ouverture, et qu’Uma Thurman, relookée by David Lachapelle, lance un lascif « What did you expect ? » à un Robert de Niro médusé. Et la foule en cœur : « ‘RE YOU TALKIN’TO ME ? »

Alors que la concurrence médiatique bat son plein, je m’aperçois qu’il serait superflu se lancer dans une redite des nombreux médias lancés à l’affût du scoop et que les professionnels s’emploieront beaucoup mieux que moi à chasser le pronostic et le buzz.

J’ai donc décidé, en cette première journée du festival de Cannes, de me consacrer à ces sublimes rêveries cinéphiles sur le pont d’une goélette et de vous laisser libre de piocher dans le meilleur du web (pour celles, nombreuses, qui ne font pas le déplacement).

Alors que des vacances bien méritées vont m’éloigner de la fièvre cannoise (environ 200 000 personnes, un staff de 1 150 professionnels, plus de 4 500 journalistes internationaux) et de la France, je vous laisse « carte blanche ». Et oui, c’est ça d’être chef de rubrique… (et tout le monde sait qu’il fait toujours un temps de m*** pendant le festival).

Je vais tout d’abord vous orienter dans la jungle des sites web en vous recommandant, hors gros médias, quelques ballades sympathiques :

– l’incontournable : le site officiel du festival
– la bloggeuse : Le Genou de Claire
– le doyen des webzines francophones sur le cinéma, créé en 1996 : Ecran Noir
– la pro : In The Mood For Cannes, sous-titré « le journal des pérégrinations d’une jeune scénariste en direct du festival », pendant de In The Mood For Cinema créé par Sandra Mézière, qu’elle tient depuis 2001. Son blog a été lauréat du concours de blogs du Festival de Cannes 2008, organisé par L’Oréal et Prix Off Cannes du meilleur blog du Festival de Cannes 2010.
– l’admirateur : Angles De Vue, qui met à l’honneur et avec humour un texte de Pierre Desproges, issu du “Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des biens nantis” sur Cannes.

Dans la lignée de Plipli, je vous enjoins également d’aller découvrir les premières sorties de Cannes et, dans l’attente des nombreux titres qui doivent suivre à la Rentrée, d’aller voir et revoir quelques films passés trop injustement inaperçus ces derniers mois au cinéma.

En ouverture du Festival, Woody Allen nous emballe avec une nouvelle, mais légère, très légère… comédie parisienne, Midnight in Paris, avec Owen Wilson et Rachel McAdams, retransmis dans la soirée en simultané dans quatre cent salles à travers la France, à la suite de la cérémonie d’ouverture. “Le Festival de Cannes entend ainsi marquer le lien fort qui l’unit aux salles et à leurs publics et attirer l’attention sur les films en sélection”, ont ainsi précisé les organisateurs.

Depuis hier, vous avez aussi l’occasion de découvrir le grand favori de la Sélection, The Tree of Life, de Terrence Malick, seul américain en compétition officielle, avec Brad Pitt, Sean Penn et la sublime rouquine mais néanmoins inconnue Jessica Chastain, dont on devrait beaucoup entendre parler dans les mois à venir, après des débuts modestes à la télévision.

Mercredi prochain, soit le 18 mai, vous pourrez retrouver sur les écrans de la France entière pas moins de trois films en compétition (les suivants sont prévus pour la Rentrée de septembre) :

Le Gamin au vélo de Jean-Pierre et Luc Dardenne, avec Cécile de France et Thomas Doret ;

La Conquête de Xavier Durringer, avec Denis Podalydès et Florence Pernel ;

– le quatrième opus de Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence de Rob Marshall, avec Johnny Depp, Penélope Cruz, qui, comme désormais tous les blockbusters américains, sort en 3D ;

Et quelques perles de printemps, qu’il serait bien temps d’aller voir avant leur disparition totale des écrans :

Les femmes du 6ème étage, de Philippe Le Guay, avec Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain : comment un banquier bourgeois sans relief donne un nouveau sens à sa vie, en pénétrant le monde féminin des bonnes espagnoles.

Tous les soleils, de Philippe Claudel, avec Stefano Accorsi, Neri Marcoré et Clotilde Courau : comment un prof de musique, coincé entre un frère révolutionnaire à la pette semaine et une fille en pleine crise d’adolescence, tente de retrouver le goût de l’amour ;

The company men, de John Wells, avec Tommy Lee Jones et Ben Affleck : comment trois cadres américains entre trente et soixante ans gèrent leur licenciement et remettent en cause leur rapport à la réussite et à la vie.

Avant l’aube, de Raphaël Jacoulot, avec Jean-Pierre Bacri et Vincent Rottiers : autour de la disparition d’un client dans un hôtel chic au milieu de la montagne en plein hiver, un jeune homme tente de se trouver une identité et un père.

Je vous retrouve avec plaisir dans quinze jours pour faire le point sur ces dix jours de folies cannoises (y a pas le Net sur ma goélette, mais vous me raconterez…)

* à l’heure où je vous écris ces quelques lignes, je n’ai malheureusement pas encore eu la joie et le bonheur de me coller devant Canal pour assister au ping-pong verbal de Laurent Weil et l’autre là, l’ectoplasme, euh… Michel Denisot !

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Jeudi 14 avril dernier, la conférence de presse animée par Gilles Jacob, président du festival, et Thierry Frémaux, son délégué général, au Grand Hôtel Continental à Paris, a dévoilé les dix-neuf films de la compétition officielle (sur les quarante neufs programmés pour le Festival) présidée par Robert de Niro, ainsi que ceux de la compétition parallèle, Un Certain Regard. La composition des jurys sera transmise ultérieurement.

affiche-du-64e-festival-de-cannes-10435105mxprx.jpgD’après le dossier de presse, le grand acteur américain de soixante six ans, dont la carrière ronronne gentiment depuis plus de dix ans, a déclaré : « Le Festival de Cannes représente pour moi une occasion rare, car c’est un des plus anciens et des meilleurs festivals au monde ». Robert De Niro, connu pour son amour de New York, a en effet co-fondé les festivals de cinéma de Tribeca et de Doha. Il a déjà présenté huit films au Festival de Cannes, dont deux récompensés par la Palme d’Or : Taxi Driver, en 1976, suivi dix ans plus tard par Mission de Roland Joffé.

Contrairement à la maussade édition 2010, où le jury présidé par Tim Burton avait attribué la Palme à Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures) qui est passé totalement inaperçu sur les écrans et donc au box-office, l’édition 2011 se dote de grands noms (Almodovar, les frères Dardenne, Von Trier…) comme de nouveaux arrivants, avec l’Australienne Julia Leigh et l’Autrichien Markus Schleinzer, qui y présentent leur tout premier long métrage (Sleeping Beauty pour la première, Michael pour le second). Et c’est Terence Malick avec The Tree of Life, avec Brad Pitt et Sean Penn qui sortira en fin de festival, le 18 mai, qui fait déjà le buzz.

Trois films français seront également en compétition : Polisse de Maïwenn, Pater d’Alain Cavalier et L’Apollonide (Souvenirs de la maison close) de Bertrand Bonello. Avec dix Palmes d’or depuis la création du Festival en 1939, la France est troisième d’un classement général dominé par les Etats-Unis avec dix neufs Palmes et l’Italie avec onze Palmes.

C’est Midnight in Paris, le nouveau film de Woody Allen qui fera l’ouverture, hors sélection, le 11 mai prochain parallèlement à sa sortie en salles. Après Londres (Match Point) et Barcelone (Vicky Cristina Barcelona), c’est Paris qui a les honneurs de la caméra du cinéaste new-yorkais le plus apprécié du public européen. Avec la très attendue Mme la Présidente, dans un rôle quasi-muet (ça nous changera) qui ne devrait pas faire d’ombre à son bien-aimé, dont l’ascension jusqu’aux présidentielles sera disséquée dans une fiction très polémique : La Conquête de Xavier Durringer, premier film réalisé sur un président encore en exercice

Du côté d’Un Certain Regard, partie de la Sélection officielle consacrée au cinéma d’art et d’essai, qui fait la part belle aux jeunes talents étrangers, c’est le cinéaste serbe Emir Kusturica qui présidera le jury. Des films venus d’Afrique du Sud, du Chili, du Japon, de Corée du Sud, de Roumanie ou du Mexique seront par exemple présentés, tandis que l’ouverture sera assurée par Restless de Gus Van Sant.

Au total, trente-trois pays seront représentés cette année au Festival de Cannes. Une proportion très élevée par rapport aux années précédentes, et qui témoigne une certaine volonté de la part des organisateurs de faire de l’événement cannois une vitrine sur les différents courants cinématographiques à travers le monde. “Nous voulions qu’il y ait dans cette sélection une grande diversité géographique, générationnelle et stylistique“, a insisté Thierry Frémaux. “Il faut permettre aux œuvres non formatées de s’exprimer“, a souligné pour sa part Gilles Jacob. Cette 64e édition aura également “une pensée particulière” pour l’Egypte, pays invité d’honneur.

Une palme d’honneur sera remise à Bernardo Bertolucci en ouverture du Festival : c’est une grande nouveauté de 2011. Les organisateurs la décerneront désormais chaque année lors de la Cérémonie d’ouverture. Cette reconnaissance sera attribuée à un réalisateur important, dont l’œuvre fait autorité mais qui n’a jamais obtenu de Palme d’or (lot de consolation, je dis ça, je dis rien…). Dans un passé récent, Woody Allen, en 2002, ou Clint Eastwood, en 2009, se sont vu remettre cette distinction par le Président Gilles Jacob.

N’oublions pas non plus que Cannes est une affaire de gros sous : indissociable du Festival, le Marché du Film est devenu le rendez-vous annuel le plus prisé des professionnels du cinéma. Et il se porte bien. On note +10% d’inscriptions à ce jour par rapport à 2010. Mi-avril, plus de trois mille sociétés venant d’une centaine de pays, parmi lesquelles bon nombre de nouvelles sociétés américaines ont confirmé leur participation. Avec mille deux cents projections déjà programmées cette année, le Marché du Film propose aux acheteurs une très large palette de films avec, pour la première fois, des projections du Bangladesh, de Géorgie ou de Porto Rico.

J’avoue que je valide et re-valide l’affiche officielle, avec Faye Dunaway en égérie, qui fait sienne la phrase de François Truffaut dans L’homme qui aimait les femmes : « Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie. » Après le modernisme de l’année dernière, c’est un retour aux sources du cinéma avec un portrait de l’actrice américaine signé Jerry Schatzberg, photographe et réalisateur new-yorkais, lauréat de la Palme d’or pour Scarecrow (l’Epouvantai) en 1973.

C’est l’omniprésente Mélanie Laurent qui vient de réaliser son premier film, Les adoptés, qui officiera en tant que maîtresse de cérémonie, à l’ouverture et à la clôture du Festival. Elle succède dans ce rôle à Kristin Scott-Thomas, ma chouchoute, confirmant ainsi son statut de valeur en hausse (personnellement, si elle ne commence pas à m’agacer, c’est parce qu’elle continue à m’agacer…).

La Compétition officielle :

– Pedro Almodovar : La piel que habito – Espagne
– Bertrand Bonello : L’Apollonide (Souvenirs de la maison close) – France
– Jean-Pierre et Luc Dardenne : Le Gamin au vélo – Belgique
– Nuri Bilge Ceylan : Once Upon a Time in Anatolia – Turquie
– Naomi Kawase : Hanezu no Tsuki – Japon
– Alain Cavalier : Pater – France
– Joseph Cedar : Footnote – Israël
– Aki Kaurismäki : Le Havre – Finlande
– Julia Lee : Sleeping Beauty – Australie
– Maïwenn : Polisse – France
– Terrence Malick : The Tree of Life – USA-
– Radu Mihaileanu : La source des femmes – France/Roumanie
– Takashi Miike : Ishimei – Japon
– Nanni Moretti : Habemus Papam – Italie
– Lars Von Trier : Melancholia – Danemark
– Lynn Ramsay : We need to talk about Kevin – GB
– Nicolas Winding Refn : Drive – Danemark
– Markus Schleinzer : Michael – Autriche
– Paolo Sorrentino : This must be the place – Italie

A noter, tribu aux nouvelles technologies, deux films hors sélection seront diffusés en 3D, à savoir le dernier Pirate des Caraïbes de Rob Marshall, et Ishimei, un film de samouraï de Takashi Miike.

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